Sonate pour violon et piano
Finale de Jenufa(transcription d'Irène kudela)
Sur un sentier recouvert, pour piano (extraits)
Journal d'un disparu
cycle de mélodies pour ténor, mezzo-soprano, chœur féminin et piano
sur des poèmes anonymes en dialecte valaque - 1917
Ténor Michel Fockenoy
Mezzo-soprano Sylvie Althaparro
Solistes du choeur de l'Opéra de Rennes
Piano Irène Kudela
Violon Laurent Le Flecher
La musique de chambre de Leoš Janácek est intime, comme il se doit, mais ce sont bien des drames qui s'y nouent et s'y dénouent, à l'image de pièces pour piano d'une brièveté secrète et douloureuse parfois, ou de la Sonate pour violon et piano, elliptique et mystérieuse. Le Journal d'un disparu atteint, lui, au tragique. C'est un grand cycle de mélodies mais aussi une narration : un jeune paysan raconte sa passion pour une tzigane, sans doute un peu sorcière, pour laquelle il finira par quitter sa famille. Ces confidences, chantées par un ténor, sont interrompues, en leur milieu, par l'irruption de la jeune fille elle-même, tandis qu'un trio féminin commente l'action à la manière du choeur antique. Ce basculement de l'univers de la mélodie dans celui de l'opéra est saisissant. Il fait du Journal d'un disparu un objet musical étrange et pour tout dire unique.