Direction musicale Ernest Martìnez Izquierdo
Assisté de Alessandro Bicci
Mise en scène Jean Liermier
Assisté de Bérangère Gros
Décors Philippe Miesch
Costumes Werner Strub
Lumières Jean-Philippe Roy
Le comte Almaviva Kevin Greenlaw
La comtesse Almaviva Raffaella Milanesi
Figaro Yuri Kissin
Susanna Caterina Di Tonno
Cherubino Hélène Delalande
Marcellina Kathleen Wilkinson
Le docteur Bartolo Vincent Billier
Don Basilio Léonard Pezzino
Barbarina Violaine Lechenadec
Choeur de l'Opéra de Rennes
(direction Gildas Pungier)
Orchestre de Bretagne
Production de l'Opéra National de Lorraine
Il fallut moins de deux ans pour que la pièce de Beaumarchais devienne, grâce à Lorenzo da Ponte, le livret d'un opéra qui s'imposa, dès sa création en 1786, comme le plus parfait des ouvrages de Mozart dans le genre de la comédie en musique. Cette réussite éclatante suscite aujourd'hui encore une admiration presque incrédule. Comment Mozart a-t-il pu nous livrer une oeuvre aussi vive, enjouée, satirique par endroits, et tout à la fois sentimentale, profonde, émouvante ? C'est le miracle toujours renouvelé que nous font partager les artistes réunis sous la baguette d'Ernest Martinez Izquierdo.
L'un des basculements qu'on observe dans Les Noces de Figaro est celui du rapport entre les airs et les ensembles. Pour la première fois sur une scène d'opéra, c'est dans les grandes scènes chantées à plusieurs que se révèlent les personnalités de la plupart des protagonistes – il faut attendre le dernier acte pour entendre enfin un grand solo de Suzanne. Pour Jean Liermier, cette attitude de Mozart est prémonitoire de ce que sera le cinéma, un art où chaque personnage a besoin, pour exister pleinement, de la parole et du regard d'un autre. Et c'est pourquoi le metteur en scène de cette production des Noces de Figaro a judicieusement transposé l'action dans l'univers qui est celui de La Règle du jeu de Jean Renoir. Mêmes coups de projecteur sur la relation maîtres-valets, même observation du malaise d'une société – à la veille de la Révolution pour Mozart, de la seconde guerre mondiale pour Renoir – et même tendresse pour des personnages ballottés par leurs faiblesses, leurs sentiments, leurs doutes. Une troublante parenté qui ne fait que souligner l'acuité du regard, la profonde empathie, la subtilité et l'inépuisable invention musicales de Mozart.
Séance adaptée aux déficients visuels
Samedi 2 juin, 18h
Audiodescription avec casque, programme en braille et en gros caractères à destination des personnes aveugles et malvoyantes.
Renseignements et réservations auprès du Service d'Action culturelle de l'Opéra de Rennes. En collaboration avec Accès Culture.