Comédie-ballet en trois actes - 1669
Direction musicale François Lazarevitch
Chorégraphie Marie-Geneviève Massé
Mise en scène Vincent Tavernier
Monsieur de Pourceaugnac Pierre-Guy Cluzeau
Julie Marie Loisel
Eraste, 2ème suisse Maxime Costa
Nérine, le 1er docteur, l'exempt Mélanie Le Moine
Sbrigani Laurent Prévot
Oronte, le 2ème docteur Marie-Alexandre Ferrier
L'apothicaire, le 1er Suisse Quenta-Maya Boyé
Marie-Louise Duthoit (dessus) : le prologue, la paysanne, le 1er docteur chantant, Lucette, l'Egyptienne
David Lefort (taille) : le prologue, le paysan, le 2ème avocat chantant, l'Egyptien
Jean-Louis Serre (basse-taille) : le prologue, le 2éme docteur chantant, le 1er avocat chantant, Polichinelle
Avec les comédiens et chanteurs des Malins Plaisirs, les danseurs de la Compagnie de danse baroque L'Éventail, et les Musiciens de Saint-Julien.
La comédie-ballet selon Molière et Lully représente un moment de perfection dans l'histoire de cette fusion des arts qu'a toujours voulu atteindre l'opéra. Une fusion étonnante dans Monsieur de Pourceaugnac, l'une de leurs plus réjouissantes collaborations. Les acteurs, musiciens, chanteurs et danseurs rassemblés autour de François Lazarevitch et du metteur en scène Vincent Tavernier relèvent le défi de servir non pas seulement leurs disciplines respectives mais un spectacle total d'une inimitable saveur.
On s'esclaffe beaucoup à suivre les aventures de Monsieur de Pourceaugnac, faux gentilhomme limousin venu à Paris pour satisfaire sa soif de reconnaissance par un mariage avantageux. Le ridicule du personnage, auquel ne sera épargnée aucune avanie, est cristallisé par son incapacité à se fondre dans l'harmonieux discours musical et chorégraphique qui s'enroule autour des épisodes de la comédie. C'est comme si sa stupidité soulignait a contrario toute la richesse des nuances mais aussi toute la cohérence d'un art multiforme, savant et populaire, brillant et profond, inspiré et sans aucune emphase. Pour Molière, la musique, le chant, la danse ne sont pas des ornements destinés à enluminer sa prose, et qui pourraient être supprimés le cas échéant ; ils sont constitutifs d'une oeuvre résolument collective qui vise, tout simplement, à enchanter le spectateur. On dit que Louis XIV fut pris d'un irrépressible fou rire lors de la création à Chambord en octobre 1669. Molière jouait Pourceaugnac et, fait rare, Lully vint lui-même chanter et danser dans le divertissement qui sépare les deux premiers actes.
Représentations scolaires
Lundi 2 avril, 10h et 14h30
Production Les Malins Plaisirs