Ressources - Kraken Consort

L'oeuvre 

Après le syccès de O’er the moor et la sortie de leur premier album,le Kraken Consort revient en 2027 pour une nouvelle création : The Spinning Wheel. Au programme: musiques du quotidien, chansons de travail, d’exil, d’amour, comptines et chansons populaires. Ils juxtaposent deux mondes, deux répertoires, mêlant musiques baroque et traditionnelle.

Le Kraken Consort

Le Kraken Consort naît en 2021 grâce à l’idée de 3 musiciens: Brunos Helstroffer, Robert Getchelle et Chantal Santon Jeffrey. Tous viennent de milieux, de répertoires et de pays différents et se sont rencontrés autour de la musique baroque. Ils partagent un intérêt commun pour les musiques traditionnelles orales et improvisées, notamment irlandaises, écossaises et bretonnes. Ils sont rejoints par Ronan Pellen, Brewen Favrau, Sylvain Barou et David Lombardi et forment ensemble le Kraken Consort

Leur dernier spectacle O’er the moor, portait sur les chansons et danses d’Irlande et d’Ecosse. En puisant dans les richesses des répertoires classiques et baroques traditionnels, ils forment leur propre identité et mêlent danses, airs instrumentaux et chansons.

Leurs inspirations

Dans ce concert, ils se concentrent notamment sur les chants bretons, qu’ils font dialoguer avec leur répertoire baroque et classique.

Cette musique traditionnelle est caractérisée par une certaine authenticité ainsi qu'une grande diversité et richesse culturelle. Elle puise ses origines dans la musique celtique et a été influencée par les musiques irlandaises, écossaises, galloises et cornouaillaises, tout en s’ancrant dans son territoire grâce à l’usage de langue bretonne. Ces chants ont principalement été transmis de manière orale pendant plusieurs générations, généralement lors de fêtes ou de rassemblements populaires et s'inspiraient de légendes et mythes locaux. Elles évoluaient donc au fil des interprétations et continuent d’être valorisées en Bretagne lors des festivals ou grâce à l’action des associations et écoles de musiques locales.

Les instruments utilisés sont aussi propres à la Bretagne : la bombarde (hautbois), le biniou kozh (type de cornemuse locale), le piston (type de hautbois), le tambourin à cordes (souvent associé au kan ha diskan) et la harpe celtique.

Si cette musique est ancrée dans la tradition, de nombreux artistes permettent de continuer à la faire vivre en la remettant parfois aux goûts du jour. Le groupe Gwendal par exemple mêle jazz et musiques bretonnes, la chanteuse Nolwenn Leroy a permis de populariser les chants traditionnels ‘Tri Martolod’ ou ‘La Jument de Michao’.

Titre
La bombarde
Contenus

La bombarde est un instrument de musique à vent de la famille des hautbois employé pour la musique ancienne et la musique bretonne. Le mot "bombarde" provient du latin bombus signifiant "bourdonnement" ou "bruit sourd".

Titre
Le biniou
Contenus

Le biniou est une cornemuse bretonne, principalement utilisée en Basse-Bretagne. Il accompagne traditionnellement la bombarde et produit un son caractéristique très aigu.

C'est au 19e siècle que les deux instruments sont associés pour la première fois, particulièrement dans le Sud-Ouest de la Bretagne. Le volume des instruments permettait de jouer de la musique en plein air ou dans des ambiances bruyantes. L'apparition de nouvelles modes musicales et de nouvelles pratiques festives va accélérer le déclin du couple biniou-bombarde jusqu'à sa quasi disparition à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, avec les progrès d'amplification électronique des instruments, il est désormais possible de jouer de toutes sortes d'instruments en plein air et le biniou ou la bombarde, qui remplissaient traditionnellement ce rôle, perdent progressivement leur rôle.

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La Bretagne, entre traditions et modernité

La Bretagne, au delà de sa musique et de ses instruments traditionnels, possède un patrimoine culturel important, assurant son rayonnement aux niveaux national et international.

 

La langue bretonne

Le breton est une langue celtique arrivée en Bretagne avec les migrations des Bretons en provenance de l'actuelle Grande-Bretagne entre le 5e et le 7e siècle. Le Breton est de moins en moins utilisé: il y a 100 ans, plus d'un million de personnes parlaient bretons quand aujourd'hui ils ne sont plus que 207 000 locuteurs actifs. Cela représente 5,5% de la population bretonne. Il est reconnu comme une langue régionale ou minoritaire en France.

Le breton est classé par l'Unesco comme "langue sérieusement en danger" aux côtés de 2500 autres langues. En effet, sur les quelques 6000 langues existantes, plus de 2500 d'entre elles sont menacées. Plus de 200 langues se sont éteintes au cours des 3 dernières générations, 503 sont en situation critique, 502 sérieusement en danger, 632 en danger et 607 vulnérables.

Cela pose problème car « La disparition d'une langue aboutit à la disparition de nombreuses formes de patrimoine culturel immatériel, en particulier du précieux héritage que constituent les traditions et les expressions orales – des poèmes et légendes jusqu'aux proverbes et aux plaisanteries – de la communauté qui la parlait.» selon Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO

 

Titre
Les costumes bretons
Contenus

Ces costumes sont portés en Bretagne à partir de la fin du 18e siècle. Les costumes bretons étaient caractérisés par leur grande diversité, aussi bien en termes de style, que de couleur et de coiffes et différaient d'une commune à l'autre.

Pendant la 20e siècle, l'évolution de la mode liée au développement de l'industrie et à l'augmentation des niveau de vie, du tourisme et de la vie sociale, entraine un déclin dans le port de ces costumes. Ce dernier est désormais essentiellement porté dans le cadre de manifestations religieuses exceptionnelles. Ces vêtements deviennent alors des costumes traditionnels ou folkloriques et non plus des tenues de la vie de tous les jours. 

Les danses bretonnes

Les danses bretonnes remonteraient au Moyen-âge et à la Renaissance. Issues de branles, des danses médiévales en chaines, elles sont rapidement entrées dans le quotidien des bretons, ruraux comme nobles. Chaque région bretonne a développé ses propres variantes, sous forme de chaînes ou de rondes, aux rythmes plus ou moins rapides.  

Les danses en rondes, par exemple l'hanter-dro, sont des symboles forts de cohésion dans toute la Bretagne et ont pour objectif de renforcer l'esprit communautaire de la région. Les danseurs se tiennent par la main et suivent un rythme soutenu joué par le biniou et la bombarde.

Les danses en chaîne, par exemple la gavotte, sont des symboles de continuité et d'unicité et sont principalement dansées dans la Basse-Bretagne.