Ressources - Cantates

Présentation

Le Banquet Céleste continue son exploration des cantates du compositeur dans le cadre de sa résidence à l’Opéra de Rennes.

Installé à Leipzig dès 1723, Bach doit composer à un rythme effréné des cantates pour les deux principales églises de la ville. De cette effervescence créative naîtront des chefs-d'œuvre qui traverseront les siècles, témoignant de son génie comme de sa profondeur spirituelle et humaine.  

Chacune de ces cantates met en lumière deux instruments singuliers : le violoncelle piccolo et le hautbois d'amour,également mis en valeur dans le concerto associé au programme. Instrumentistes et chanteurs rompusà ce répertoire insufflent vie à ces œuvres dans une interprétation chambriste fidèle, à l'identité duBanquet Céleste.

Un concert à l’Opéra de Rennes pour fêter la sortie de ce nouvel album du BanquetCéleste chez Alpha Classics,avant une série de concerts en France. 

Jean Sébastien Bach, le compositeur

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Jean Sébastien Bach naît à Eisenach, en plein cœur de l’Allemagne, dans une famille de musiciens et de facteurs d’instruments dont il deviendra le plus émérite. Musicien et compositeur, aujourd’hui reconnu pour avoir été une figure incontournable de la musique de la première moitié du 18e siècle, il ne fait pas l’unanimité chez ses contemporains notamment à Leipzig ; ville dans laquelle il terminera sa carrière au bout de 27 ans.

Johann Ambrosius Bach, son père, est aussi son formateur jusqu’à son décès où son fils, Johann Cristoph Bach, organiste d’Ohrdruf, prend la relève. Côté musique, il suit 4 à 5 heures de cours sur la musique par semaine et on lui reconnait une belle voix de soprane dans son enfance. Côté études, il suit des cours de latin à partir de ses 8 ans et quand il en atteint 14, ses camarades de même niveau en ont 4 de plus qui lui. Jean Sébastien, apprend vite et bien malgré son penchant pour l’absentéisme.

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Il ne trouve pas, chez son frère, la liberté d’apprendre comme bon lui semble. Empêché par ce dernier de consulter voire copier les nombreux manuscrits qui sont à sa disposition, Jean Sébastien prend la route, parcourant 350 kilomètres à pieds, pour rejoindre le chœur de Lunebourg, réservé aux jeunes sans ressources à la voix remarquable.

Curieux, en quête perpétuelle de savoirs divers, Bach voyage beaucoup. On reconnaît son talent musical notamment son jeu à l’orgue et son fort caractère qui ne laisse personne de marbre, occasionnant parfois des remous au sein des villes où il est installé ; des emplois qu’il occupe, qu’il préfère perdre plutôt que de se montrer docile. Pour exemple, Jean Sébastien se retrouve emprisonné pour crime de lèse-majesté à Weimar, du 6 novembre au 2 décembre 1717 pour avoir voulu quitter son poste de maître de chapelle à Köthen par deux fois et ce malgré le refus à répétition du duc de Guillaume II.

  • ​​​​​​​Bach | Sonate pour violon seul n° 1 en sol mineur BWV 1001 Adagio par Zornitsa Ilarionova

De son vivant, très peu de ses pièces sont éditées et on s’attarde donc plus sur son talent d’interprète que son génie de compositeur. On prétend même que Louis Marchand, organiste, aurait préféré la fuite à l’affrontement après avoir entendu Bach jouer la veille d’un concours visant à les départager.

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Le musicien estime recevoir ses dons de Dieu, aspect qui se retrouve dans ses œuvres. S’il touche à tout et compose des cantates, passions, concertos, sonates, de la musique de chambre, musique sacrée ou profane, il ne s’intéresse pas à l’Opéra. Amateur de café, il lui consacre une cantate, la cantate BWV 211 dite « du café » où une jeune fille y dit le préférer « plus que mille baisers ».

Fasciné par les jeux numériques, il construit ses œuvres avec une rigueur presque mathématique, usant d’effets miroir, d’écho et de symétrie. Bach songe à intégrer une société savante qui étudie les rapports numériques dans la musique. Il tient à en être le 14e membre, ce dû au rapport étroit entre le nombre 14 et la composition de nombreuses fugues. A l’occasion de son admission, un portrait du compositeur est fait, tenant la partition d’un canon en forme d’énigme.

  • ​​​​​​Jean-Sébastien Bach : L'Art de la fugue

Bach ne vit que pour la musique et n’enseigne qu’aux plus doués. Sa pédagogie s’applique aussi à ses fils qui s’exercent et apprennent de ce grand maître, trois d’entre eux auront une carrière stable.

Les Variations Goldberg sont le reflet de la dernière période de Bach. Écarté sciemment de l’enseignement du latin et de la musique à des jeunes indisciplinés, il compose des œuvres différentes dites « spéculatives » ou « didactiques ». Cette œuvre est considérée comme la plus aboutie du XVIIIe siècle pour le genre de la variation.

Opéré par le même médecin qu’Haendel, le chevalier John Taylor, pour la cataracte par deux fois en 1750, il succombe dans l’année, le 28 juillet à Leipzig. On note sa disparition dans un journal de la ville en ces termes : « un homme de 67 ans, Monsieur Johan Sebastian Bach, maître de chapelle et Cantor de l’école Saint-Thomas [est décédé] ».

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Malgré son importance dans l’histoire musicale et l’intérêt de certains hommes de pouvoir allemands tels Frederic le Grand ou le margrave Christian Ludwig de Brandeburg pour lequel Bach compose 6 concertos brandebourgeois en 1721, il est oublié par la plupart de ses contemporains à sa mort. On préfère à sa musique riche, dense et fouillée, la musique italienne, facile à écouter et à composer.

Les artistes, eux, n’oublient pas. Vingt ans après sa mort, Mendelssohn redonne vie à la musique de Bach en dirigeant à Leipzig sa Passion selon Saint Matthieu. Mozart et Beethoven lui rendent hommage à plusieurs reprises et bientôt, courant 19e, musicologues et mélomanes prennent conscience de l’immensité de son œuvre. Son répertoire et son style d’écriture sont aujourd’hui pensés comme l’aboutissement de la musique baroque, laissant, à sa mort, la place à la période dite classique.

  • ​​​​​​​LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU, Bach | Captation - Chapelle Royale du Château de Versailles

L'équipe artistique

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Ensemble Le Banquet Céleste
Benoît Arnould, baryton-basse
Patrick Beaugiraud, hautbois
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Hannah Ely, soprano
Marine Fribourg, mezzo-soprano
Thomas Hobbs, ténor

Documents en +

Certaines ressources sont déjà disponibles sur notre site internet. Vous pouvez les retrouver sur la page du spectacle : Cantates de Bach.